Partie 1 de 4

Dans les articles précédents, on a posé les bases : amour de soi, confiance, estime, affirmation. Aujourd’hui, je voulais aller un peu plus loin avec une seconde série de quatre articles. À commencer par la bienveillance et l’acceptation de soi.
Et surtout, on va voir comment cette attitude impacte profondément l’amour qu’on donne (et qu’on accepte), notre façon d’accueillir le rejet, de communiquer, et de s’accepter pleinement.
Un article pour celleux qui veulent aimer sans se trahir, et se parler sans se détruire.
Bienveillance envers soi : une définition simple et concrète
La bienveillance envers soi, c’est un peu comme avoir un·e meilleur·e ami·e… à l’intérieur.
C’est cette petite voix qui vous murmure :
« Tu as le droit de te tromper. »
« Ce n’est pas parfait, mais c’est OK. »
« Ce que tu ressens est valable, même si tu ne sais pas l’expliquer. »
Oubliez la recette magique, cela n’existe pas, et ne cherchez pas non plus une posture spirituelle. C’est juste l’habitude petit à petit de s’encourager au lieu de s’enfoncer, surtout quand on galère. Un regard plus humain sur soi.
Et non, ça ne veut pas dire tout excuser. Juste arrêter de se faire la guerre dans sa propre tête.
La recherche en psychologie et neurosciences le confirme :
- L’auto-compassion active le cortex préfrontal (lié à la prise de recul, au raisonnement) et calme l’amygdale (le centre de l’alerte émotionnelle).
- Résultat : vous gérez mieux le stress, les critiques, les conflits.
- Et surtout… vous créez de nouvelles connexions neuronales qui vous aident à rester ancré•e dans votre valeur, même quand ça secoue.
(Sources : psychologie positive, mcgill.ca, cairn — revue)
S’accepter d’abord, se traiter avec douceur ensuite
Avant même de parler de bienveillance, il y a une première marche : l’acceptation de soi.
L’acceptation de soi c’est de reconnaître et accepter qui l’on est aujourd’hui, sans se renier, ni se condamné pour ne pas être parfait. On la distingue de l’amour de soi qui implique chaleur et bienveillance pour soi-même ; de l’estime de soi qui touche a comment on perçoit ce que l’on mérite ; de la confiance en soi liée a notre façon d’agir. S’accepter c’est reconnaître ses émotions, ses limites et ses imperfections sans pour autant s’autosaboter.
C’est dire : « je suis comme je suis aujourd’hui. Et même si j’ai envie de changer, je ne vais pas me haïr en attendant. » C’est n’est ni une résignation ni une glorification de soi, mais un point de départ pour évoluer sans autosabotage.
Et comme exemple de sabotage, je parle de : la procrastination qui fait reporter une tache ; le perfectionniste qui paralyse à cause de standards irréalistes ; de se dévaloriser en refusant toute opportunité d’avancement convaincu qu’on ne le mérite pas ; de la peur du changement au lieu de prendre des risques ; de saboter ses relations en repoussant les gens, testant leur patience ou provoquer des conflits en premier pour ne pas être blessé ; de se justifier à soi même pour éviter des activités ou discussions ; d’éviter le succès comme refuser une promotion, manquer un entretien, car cela implique plus de responsabilités et donc une pression plus forte.
👉 Sans acceptation de soi, il n’y a pas de vraie bienveillance. 👉 Sans bienveillance, difficile de construire une estime saine, ou une relation amoureuse équilibrée.
La bienveillance, elle, se vit au quotidien. C’est la façon dont cet amour s’exprime dans vos mots, vos gestes, vos réactions. L’amour, l’estime de soi, la confiance et la bienveillance envers soi se nourrissent mutuellement. Mais la bienveillance est souvent ce qui empêche tout le reste de s’effondrer.
Pourquoi c’est si difficile aujourd’hui de s’accepter (et donc, d’être bienveillant·e envers soi) ?
Parce qu’on évolue dans un monde qui donne des médailles à la performance… mais qui oublie de valoriser l’imperfection.
Parce qu’on a grandi avec l’idée que, pour mériter l’amour, il faut se taire, ou s’améliorer.
Et parce qu’on se compare — tout le temps, à tout le monde, sur tout.
- Sur les réseaux, on voit des vies filtrées, des corps idéalisés, des réussites sans les coulisses.
- À l’école, au travail, ou même dans nos passions, on a peur de ne pas être « assez ».
- Dans nos cercles, on hésite à dire ce qu’on ressent vraiment. Trop intense ? Trop fragile ? Trop à côté ?
Résultat : on cache, on nie, on s’adapte. Et parfois… on s’oublie.
Reconnaître son niveau d’acceptation de soi
L’acceptation de soi, ce n’est pas un bouton qu’on active un jour. C’est un chemin. Un équilibre fragile entre lucidité, tendresse et courage. Et comme tout chemin… il a ses étapes.
Ce que ça fait, quand on ne s’accepte pas
- On a du mal à reconnaître nos réussites : « j’ai juste eu de la chance ».
- On se critique en boucle pour des détails sans importance.
- On s’excuse d’exister dès qu’on prend un peu de place.
- On sabote ses relations en pensant ne pas les mériter.
- On cherche des preuves d’amour… sans jamais croire qu’on les mérite
- On se compare sans arrêt aux autres (et toujours à votre désavantage).
- On déteste certaines parties de soi (physiques ou intérieures)… et vous vous en voulez pour ça.
- On se dit souvent : « je ne suis pas assez… [beau·belle, intelligent·e, intéressant·e, ect]…
À cette étape vous pourrez être porté à vous sentir :coupable, frustré, de la honte, de ne pas être à la hauteur, d’être trop.
Quand l’acceptation est partielle (en construction)
- On se critique encore souvent, mais on commence à remarquer ces automatismes.
- On arrive à être doux·ce avec soi-même… parfois, mais ça ne tient pas toujours.
- On commence à identifier nos besoins, mais on hésitez encore à les affirmer.
- On s’encourage à changer, mais avec une voix dure plutôt que motivante.
🔸 à cette étape, vous pourrez être porté à ressentir : dualité, ambivalence, mieux-être ponctuel, rechutes émotionnelles.
Quand l’acceptation de soi devient une base
- On connaît ses forces, ses limites, et on ne se déteste pas pour autant.
- On a appris à dire « j’ai le droit d’exister tel·le que je suis aujourd’hui ».
- On sait que l’on peut évoluer… sans devoir vous maltraiter pour changer.
- On prend soin de soi non pas pour plaire, mais pour se respecter.
🔸 Ce que vous ressentez souvent : apaisement, fierté tranquille, stabilité intérieure, liberté d’être.
Mais attention, quelqu’un qui s’accepte de manière excessive pourrait avoir un manque de remise en question, une résistance au changement ou une complaisance qui empêche la croissance personnelle. Comme dans tout, il faut trouver un équilibre.
👉 Ce n’est pas grave d’être à l’étape 1. Ce n’est pas « mieux » d’être à l’étape 3.
C’est un processus, pas une course.
Mais plus votre acceptation grandit, plus la bienveillance envers vous-même devient naturelle. Et plus vos relations — surtout amoureuses — s’assainissent.
Rejet, amour et vulnérabilité : comment la bienveillance vous protège
On ne se mentira pas : le rejet, ça fait mal.
Mais le plus difficile, ce n’est pas forcément l’absence de l’autre.
C’est ce qu’on se dit ensuite, seul·e, dans sa tête :
« C’est de ma faute. »
« J’ai tout gâché. »
« Je suis trop comme ci, pas assez comme ça. »
« Personne ne pourra m’aimer comme je suis. »
C’est là que la bienveillance change tout.
Elle ne nie pas la douleur. Elle vous prend dans les bras.
Elle vous murmure :
« Ce n’est pas parce que cette personne ne t’a pas choisi·e… que tu n’as aucune valeur. »
L’empathie, la bienveillance et l’amour
C’est impossible de toujours contrôler ce que l’on ressent et ce n’est pas très sain non plus.
Mais vous pouvez choisir comment vous vous traitez quand vous ressentez trop, ou pas assez.
Quand vous êtes bienveillant·e envers vous-même, alors :
- Vous ne cherchez plus à ce que l’autre vous « répare ».
- Vous êtes capable d’accueillir vos émotions sans exploser ni les étouffer.
- Vous devenez un·e partenaire plus attentif·ve… parce que vous ne projetez pas vos insécurités sur l’autre.
- Vous ne cherchez pas à contrôler l’autre, car vous vous sentez déjà légitime d’être aimé·e tel·le que vous êtes.
🎯 Résultat : des liens plus sains, plus authentiques, moins étouffants.
Communiquer dans le couple : quand la bienveillance change tout
Dans une relation l’on doit communiquer si l’on veut que cela fonctionne.
Mais on oublie que, pour bien parler… il faut d’abord bien s’écouter soit. Et surtout, se traiter avec douceur, même quand on n’est pas compris·e.
Quand la bienveillance est présente :
- Vous ne parlez pas pour convaincre, mais pour vous relier.
- Vous n’accusez pas, vous exprimez ce que vous ressentez.
- Vous ne vous forcez plus à dire oui, juste pour éviter le conflit.
- Vous êtes capable de poser une limite sans hurler, et d’écouter sans vous écraser.
Et surtout : vous n’attendez plus que l’autre vous « valide » pour oser exister dans la relation.
🎯 La communication devient un partage, pas un combat. Et même les silences deviennent moins lourds, car ils ne sont plus nourris par la peur de ne pas suffire.
Vous n’avez pas besoin d’être parfait·e pour vous respecter.
Ni d’être aimé·e pour commencer à vous accepter.
Encore moins d’avoir tout compris pour être doux·ce avec vous-même.
Vous avez simplement besoin d’un premier pas : changer une phrase intérieure, adopter un mot plus tendre, écouter sans juger.
Un petit geste. Une respiration. Une décision :
« Aujourd’hui, je vais être un peu plus patient·e avec moi. »
Et croyez-le ou non, c’est déjà un acte d’amour.
Et voila, j’espère que vous avez aimé votre lecture. vous pouvez poursuivre si ce n’est pas déjà fait avec l’affirmation de soi qui peu devenir une force. Sinon la semaine prochaine je vais parler de la résilience face au défis et d’avancer avec courage

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