L’amour de soi : quand s’aimer change tout

Saviez vous que: survivre à un cœur brisé c'est possible. mais parvenir à aimer pleinement quand on se fuit sois même? impossible.

Après des amours toxiques, des ruptures douloureuses, ou des histoires qui nous laissent plus vides qu’aimés, recommencer demande du courage. Mais parfois, bien avant de s’ouvrir à un autre, on doit apprendre à s’accepter.

Car comment pourrait-on aimer vraiment si l’on se rejette, si l’on doute de sa valeur, si l’on s’efface ? C’est ce que cet article tente de démontrer en parlant de l’amour de soi.

Mais d’abord voici trois termes, trois définitions qui ont tendance à être confondus :

L’amour de soi, c’est ce lien intime et bienveillant que l’on entretient avec soi-même. C’est refuser de s’intimider soi-même. Quand on se traite de nul•le, d’incapable, de bon•ne à rien, on reproduit sur nous-mêmes ce que d’autres ont pu nous faire subir. L’amour de soi, c’est apprendre à se parler comme on papoterait à un•e ami•e cher•e.

·La confiance en soi, c’est croire en ses capacités, oser, avancer malgré la peur. Ce n’est pas ne plus douter, c’est marcher quand même.

L’estime de soi, c’est la manière dont on évalue sa propre valeur : suis-je assez ? suis-je important•e  ? Méritant•e d’être aimé•e ?

L’amour commence par soi

« Être profondément aimé par quelqu’un vous donne de la force, tandis qu’aimer quelqu’un profondément vous donne du courage. » Lao Tseu

Mais avant même cette force et ce courage, il y a la manière dont on se traite soi-même.

On croit parfois qu’il suffit de tomber amoureux pour guérir. Que l’amour comblera nos failles. Mais l’amour romantique ne répare pas une estime brisée. Il peut l’éclairer… ou la fragiliser. Ce n’est pas la faute de l’autre c’est simplement que chaque geste peut sembler une validation ou une menace et une dépendance peut s’installer face au regard d’autrui, ce qui n’est pas mieux.

Alors, comment faire pour avancer vers une relation saine sans s’oublier en chemin ?

S’aimer, ce n’est pas de l’arrogance ni de l’égoïsme. C’est dire : « Je mérite le respect, même de moi-même. »

Et cet amour-là devient le pilier de toutes nos autres relations.

Dans les romans, c’est souvent suggéré plutôt que nommé. On suit un personnage brisé, qui progresse, qui fait des efforts. Mais parfois, on ne réalise pas ce qu’il traverse intérieurement, tant on est happé•e par l’histoire. Et dans la vraie vie aussi, on traverse des tempêtes sans toujours pouvoir les désigner. On vit les symptômes sans en connaître le mot, jusqu’au jour où une phrase, un récit, met enfin le doigt dessus — et tout s’éclaire.

Quand l’amour de soi est équilibré 💛

• Se traiter avec douceur et respect, comme on le ferait avec un être cher.
• Écouter ses émotions sans les minimiser ni les rejeter.
• Prendre soin de soi sans attendre une raison extérieure pour le faire.
• Se pardonner et avancer, sans ruminer ses erreurs indéfiniment.
• Accueillir ses besoins sans les juger excessifs ou inutiles.
• Cultiver des relations qui respectent son bien-être.
• S’accorder du repos sans s’en vouloir.
• Faire des choix par amour pour soi, pas par peur du jugement.

Quand l’amour de soi devient un piège ❌

• Ignorer ses émotions en les considérant comme une faiblesse.
• Se priver de ce qui fait du bien sous prétexte de ne pas le mériter.
• Se forcer à toujours être fort•e sans jamais s’autoriser à flancher.
• S’épuiser à vouloir combler les attentes des autres avant les siennes.
• Attendre que quelqu’un nous donne la permission d’être soi-même.
• S’abandonner dans une relation par peur de ne pas être assez bien seul•e.
• Prendre soin de soi uniquement pour correspondre à une image extérieure.
• Laisser le regard des autres dicter son propre comportement.

Quand l’amour devient un révélateur

« Avant, je croyais que, si quelqu’un m’aimait, je finirais par m’aimer aussi. Mais c’est lorsque j’ai arrêté de me détester que j’ai pu aimer à 100 % sans crainte de le voir disparaître. »

L’amour de soi ne se construit pas seul·e dans une grotte. Souvent, ce sont les relations — amoureuses ou non — qui font apparaître des parts de nous que l’on ignorait.

Une phrase dans Twilight l’exprime bien : Bella dit qu’elle a toujours eu l’impression de ne pas être à sa place. Ce sentiment d’être différente, comme si ce monde n’était pas fait pour elle. Et parfois, il suffit que quelqu’un nous voie vraiment pour commencer à nous sentir légitimes d’exister pleinement.

Dans le roman La théorie de l’iceberg de Christopher Bouix qui touche autant l’amour de soi que l’estime de soi, cette idée est subtilement explorée. Deux ados, que tout oppose en apparence, se rencontrent. À travers leur lien, leur perception d’eux-mêmes se transforme. Pas par magie, mais par petits gestes, silences maladroits et regards qui réparent.

Et c’est souvent cela, l’amour : un miroir qui nous montre, parfois pour la première fois, qui nous sommes quand on arrête de se cacher. Mais attention lorsqu’on attend de l’autre qu’il nous définisse, on risque de se perdre à nouveau.

Oui, on peut se découvrir à travers l’autre. Mais ce chemin, aussi beau ou difficile soit-il, reste intérieur.

Aimer, c’est oser s’exposer sans masque, tout en gardant son centre.
C’est poser des limites sans culpabilité, dire « non » sans se sentir coupable, exprimer ses besoins sans honte.
Et surtout, ne plus accepter moins que ce que l’on mérite.

« On ne choisit pas toujours qui l’on aime, mais on peut apprendre à choisir ce que l’on tolère. »

Plus on s’aime, plus on attire des relations saines ou du moins, plus on reconnaît ceux qui ne le sont pas.

La théorie de l'iceberg de Christopher Bouix parle autant de l'amour de soi que de l'estime de soi avec de petits gestes et silences maladroits

S’aimer, c’est choisir de ne plus se trahir

C’est décider d’écrire son histoire en tant que personnage principal, et non comme figurant dans la vie des autres.

L’amour de soi, ce n’est pas une case à cocher avant de rencontrer quelqu’un. C’est un élan doux, une manière d’être avec soi. C’est se promettre — doucement, mais fermement — de ne plus se rabaisser, de ne plus être quelqu’un d’autre pour faire plaisir, de ne plus courir après des miettes d’affection.

Dans un monde où les réseaux sociaux affectionnent les comparaisons et les jugements, parfois sans visage ni contexte, il reste important de se bâtir une bonne image de soi, indépendante du regard des autres.

L’anonymat, le manque d’empathie ou la facilité d’insulter derrière un écran rend les gens malheureux et contribue à les faire douter ou à se diminuer. Personne n’a besoin, ni ne mérite, d’être humilié et intimidé, mais plus on s’aime, plus on devient résistante à ces violences silencieuses et plus il est facile de s’en détourner.

Pour vous aider vous pouvez visitez ce site qui donne 4 conseils pour développer son amour de soi.

Et si, au fond, les plus belles histoires d’amour commençaient là ?
Dans ce regard tendre qu’on apprend à poser sur soi.
Dans cette voix intérieure qui cesse de juger pour enfin encourager.

Et vous, où en êtes-vous par rapport avec vous-même ?
Vous êtes-vous déjà senti•e transformé•e par un roman ou une relation ?
Partagez votre ressenti en commentaire, ou venez en discuter sur mes réseaux.

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Le prochain article sera une continuité de celui-ci où je parlerai de l’estime de soi.

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