(et qui change nos vies)
Partie 3 de 4
(1 : L’amour de soi. 2. l’estime de soi)

La confiance, ce mot à la fois vaste et flou, mérite qu’on le définisse clairement
On parle d’un terme qui concerne nos compétences et actions. C’est la conviction de réussir grâce à ce qu’on sait de nos capacités et à nos expériences passées. Avec elle on peut relever des défis et oser agir. Cependant, posséder une bonne confiance ne veut pas dire que notre estime l’est aussi, car cette dernière touche ce que l’on pense de soi et n’a aucun lien avec réussir ou non une action.
Ce n’est pas non plus l’amour de soi qui concerne le fait d’adopter une attitude d’acceptation et de bienveillance sur soi-même, la faculté à se pardonner et prendre soin de soi autant mental, émotionnel et physique. Quant à l’amour propre, c’est une question de respect envers soi-même et de protéger son intégrité, sa dignité en refusant de se laisser dévaloriser ou maltraiter. Et enfin, parce que tout est lié, l’affirmation de soi (que l’on verra dans le prochain article) réside dans l’habileté à prendre position et avoir de l’assurance pour s’exprimer.
Comment reconnaître si notre confiance est équilibrée, au 36e dessous… ou carrément couronnée d’une auréole dorée ?
Au travail ce serait :
« Et si j’essayais quand même ? », de poser sa question avant d’être sûr de sa réponse, de donner son avis en réunion, même si son cœur bat fort, de remplir un formulaire de candidature sans avoir coché toutes les cases, de proposer quelque chose même si l’idée n’est pas encore parfaite. Mais parfois, c’est le silence qui l’emporte. L’attente. La peur du jugement. Alors on s’efface, on n’ose pas. Toutefois, quand elle est excessive, le risque est de prendre tous les mérites, ne pas déléguer ou rejeter la critique qui sera perçue comme une attaque personnelle.
Pour ce qui est des relations sociales :
Même s’il y a peu de paroles, un non pourra être dit haut et fort sans peur, les besoins et limites seront exprimés et une envie de s’impliquer ou de prendre sa place. À l’inverse on voudra que tout le monde nous aime, quitte à remettre nos propres valeurs en jeu, à s’effacer. Pourtant, une personne à la confiance trop forte ne sera pas mieux, car elle aura tendance à se montrer rigide, autoritaire et ne prendre en compte que notre point de vue.
Quand on explore ses envies, la confiance joue aussi un rôle:
Une envie de découvrir, juste pour le plaisir d’essayer sans savoir si on sera bon ou non. Il y aura de la curiosité également et un : « Je ne suis pas (encore) doué·e, mais j’ai le droit d’apprendre. ». En revanche, sans cette confiance l’élan disparaîtra aussi vite qu’elle sera pensée. Et seul ce genre de phrase restera : « je ne suis pas assez doué », « je vais me ridiculiser ». Et quand elle devient trop, c’est de croire qu’il faut réussir du premier coup, sinon cela n’en vaut pas la peine.
Dans les conflits :
La confiance permet de demeurer ferme, de ne pas se justifier à tout prix, d’écouter les critiques sans devenir agressif et de pouvoir dire « stop, je ne suis pas d’accord ». Quand elle est au plus bas, les affrontements seront évités le plus possible par crainte de ne pas dire la bonne chose ou de bien se défendre. Une discussion ne se fera pas non plus dans le calme, mais avec explosion d’avoir tout gardé pour soi. Et avec un surplus de confiance, la tendance sera de s’imposer, d’interrompre, mais également de ne pas accepter les remises en question.
La confiance en soi ne supprime pas les tempêtes, mais elle change notre manière d’y faire face. Elle nous aide à ne pas nous définir par nos échecs, à nous relever avec douceur.
Et si d’autres piliers flanchent ?
L’estime de soi, par exemple, peut aussi fuir le conflit, mais pour des raisons différentes, la personne n’aura pas tant peur de ne pas réussir à affronter l’autre, mais bien qu’elle ne pensera pas que ce qu’elle a dire en vaux la peine et la discutions pourra se passer dans le calme, mais seulement, car elle sera résignée et gardera silence, même si on la maltraite ou lui lance des mots blessants.
Avec un amour de soi bas, la également elle cherchera à éviter, sinon elle se laissera marcher dessus, persuadé de le mériter et si c’est l’affirmation qui se trouve faible, elle restera passive par peur de s’imposer, de déranger ou de froisser, même en étant en désaccord.
Chacun de ces piliers peut fuir la même situation, mais pour des raisons différentes.
Comment nourrir sa confiance en soi ?
✔ Affirmation douce : S’entraîner à exprimer une opinion, un besoin ou un refus, sans agressivité.
✔ Réécriture intérieure : Remplacer les pensées comme « je suis nul·le » par « j’ai le droit d’apprendre ».
✔ Micro-défis : Se lancer chaque semaine un petit défi hors de sa zone de confort : prendre la parole, dire non, demander de l’aide, partager une création, etc.
✔ Posture corporelle : Lever les yeux, redresser les épaules. Le corps influence l’esprit plus qu’on ne le croit.
✔ Bienveillance envers soi : Se parler comme on parlerait à un·e ami·e. Ralentir quand c’est nécessaire. Célébrer ses progrès, même discrets.
✔ Vous pouvez aussi visiter ce site pour un petit boost
✔ Rituels du quotidien : Intégrer des habitudes simples comme la gratitude matinale, les affirmations positives ou la méditation peut renforcer la confiance en soi sur le long terme. Voici quelques idées à explorer (7 conseil) et si vous en voulez plus celui-ci en propose 9 pour renforcer la confiance.
Et si on commençait par cette voix intérieure qui chuchote tant bien que mal :
« J’ai de la valeur. Même quand je doute. Même quand j’échoue. Même quand je ne rentre pas dans les cases. »
Parce que la confiance en soi c’est oser être soi, même en tremblant. C’est se choisir.
Une note littéraire


Will & Will de John Green & David Levithan : un récit qui parle d’identité et d’acceptation de soi vue par deux adolescents. Un réserver et méfiant l’autre lutant sur son identité.
À quoi rêvent les étoiles de Manon Fargetton : un roman choral qui met l’accent sur la solitude, l’orientation et la quête de soi. Chacun confronter à leur peur et doute ils vont devoir trouver une manière pour augmenté leur confiance en eux.
J’espère que vous avez aimé votre lecture et on se retrouve la semaine prochaine pour le dernier article de cette série avec l’affirmation de soi.

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